Le piège en détail

Soumis par lionel le dim 17/07/2016 - 16:51

On parle également de « chantier »

1 - Préparation de l'opération quelques jours avant avec un véhicule « administratif » d'un département voisin, pour lequel un ordre de mission doit préalablement être créé : indiquer le lieu de la planque, devant le domicile de la personne visée, mais au prétexte d'une enquête différente.

2 - Le jour ou la nuit venu, souvent un dimanche après-midi quand il y a le moins de monde possible dans la rue, ou sinon la nuit si la victime vit seule (car il ne doit pas y avoir de témoin), deux policiers en civils stationnent devant le domicile, comme convenu dans l'ordre de mission. Dans le même temps, une seconde équipe se prépare.

3 - Les policiers en planque surveillent quand leur victime sera seule chez elle, et quand la rue sera déserte de tout témoin gênant. À ce moment, ils donnent le signal à la seconde équipe.

4 - Ce sont des jeunes à l'allure imposante. Dans mon cas, ils ont défoncé ma porte d'un coup de pied fracassant. Ils pénètrent chez la personne, se retrouvent face à elle puis ressortent. Chez moi, ils n'ont pas fait de dégâts, mais peut-être que dans d'autres cas ils cassent des meubles (ils pourraient ultérieurement faire croire que c'est la victime toute seule, dans un accès de schizophrénie ou de paranoïa qui a tout cassé...).

5 - La victime porte plainte contre X.

6 - Les deux policiers qui étaient en planque déclarent qu'il ne s'est rien passé.

La victime est rapidement traduite devant un tribunal où on l'accuse de dénonciation de faits imaginaires (6 mois de prison, art. 434-26 du code pénal) ou calomnieuse (5 ans de prison, art. 226-10 du code pénal), voire elle est directement envoyée en hôpital psychiatrique avec la complicité d'un expert psychiatre.

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